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Le biomimétisme : observer et s’inspirer de la nature pour innover

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Le biomimétisme demande à l’homme une capacité d’observation et une volonté de s’inspirer de tous les composants de la nature, pour une croissance économique soutenable et durable. Idriss Aberkane l’explique très bien, la nature ne contient pas de déchets, ou plutôt si, mais ses déchets font partie d’un cycle vertueux, telles les feuilles de l’arbre qui poussent au printemps, font de l’ombre l’été, tombent des arbres l’automne, isolent le sol de la forêt l’hiver, protègent les insectes et les animaux, et disparaissent au printemps… « Le biomimétisme désigne un processus d’innovation et une ingénierie, il s’inspire des formes, matières, propriétés, processus et fonctions du vivant » aussi petit soit-il.

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Nous sommes capables aujourd’hui d’imiter la nature, et d’accroître notre économie à l’infini sur son modèle. Croissance économique, nouvelles technologies et respect de l’environnement ne sont pas des notions incompatibles, il suffit de développer des technologies non polluantes, des matériaux recyclables, des ressources d’énergie autonomes…

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Source :  Centre européen d’excellence en biomimétisme (Ceebios) de Senlis

« La nature est une bibliotèque, lisez la au lieu de la bruler » – Idriss Aberkane

 

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Sur le chemin de l’école, des livres, et un jeu éducatif gratuit en ligne

Dès le 25 septembre 2013, les spectateurs de toutes les grandes salles françaises de cinéma ont partagé un flot d’émotions face au documentaire « Sur le chemin de l’école ». Ce film réalisé par Pascal Plisson a d’ailleurs reçu le César du meilleur documentaire en 2014. Voici la bande annonce pour vous mettre, chères lectrices, chers lecteurs, en condition pour la suite de l’article 🙂

Du Film aux livres de poche

Depuis septembre 2016, les parcours de vie de ces héros sont racontées dans quatre petits livres de poche. Ils reprennent les aventures de Zahira dans le Haut Atlas, de Carlos en Argentine, de Jackson au Kenya et de Samuel en Inde. L’écriture est large, les lignes sont espacées, le déchiffrement est à la portée des écoliers dès la classe de CE2. Les illustrations reprennent des images tirées du film.

Le livre a un but éducatif non négligeable. Il s’agit d’écoliers, qui s’adressent indirectement à d’autres écoliers. En effet dans le monde, l’école est parfois peu (ou pas) accessible géographiquement, parfois moins accueillante pédagogiquement, parfois non abordable financièrement… L’objet de ce documentaire est de mettre en avant sa non accessibilité pour de nombreux enfants, et le courage dont doivent faire preuve ces derniers. Ils ont des rêves, et n’ont donc pas d’autres choix que d’aller s’instruire pour espérer les voir se réaliser. Zahira par exemple souhaite avec enthousiasme et beaucoup de raison avoir la chance de devenir médecin auprès des siens dans le Haut Atlas. Devenir utile à sa communauté est ce qui l’anime chaque jour, nourrit sa patience et sa persévérance. Grâce à ces petits ouvrages, nos enfants peuvent nourrir ce lien social d’engagement et de dépendance réciproques : la solidarité.

Un jeu ludo-éducatif gratuit

Francetv propose aux enfants dès 8 ans un « serious game » basé sur la série documentaire. On y découvre de nouveaux personnages : Olivier du Madagascar, Erbol de Kirghizie et Devi d’Inde. Les chemins de l’école sont des jeux d’aventure immersifs permettant aux joueurs de développer leur culture générale.

Connaissiez-vous le Kirghizie (ou Kirghizistan) dans l’Asie Centrale ? Maintenant oui 🙂 Faites le chemin avec Erbol jusqu’à son école !

Le jeu propose deux niveaux, un pour les écoliers à partir de 8 ans, et un second pour les collégiens. Chaque joueur choisit l’enfant avec lequel il souhaite faire un bout de chemin, et découvre de nombreux indices sur sa route pour atteindre son but. Jeux de coordination et de rapidité, énigmes, vidéos… Les chemins de l’école propose un éventail d’épreuves qui permet une évolution subordonnée par nos choix. Il est cela dit préférable de suivre les conseils de nos petits héros : ils ont de l’expérience !

Ces héros peuvent devenir des modèles, et nous inspirer au quotidien. Ici et là bas, nous avons des choses à partager, à apprendre les uns des autres, pour construire notre avenir commun.

Avez-vous mis vos chaussures de marche ? C’est parti !

Découvrez par ici les séances encore programmées en France.

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En Norvège, les citoyens sont formés aux gestes de premiers secours dès 5 ans

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En Norvège, plus de 80% de la population est formée aux gestes de premiers secours, et plus de 90% de la population est capable de prodiguer ces mêmes gestes. L’immensité du territoire, la nature hostile et l’isolement des populations seraient les raisons qui ont motivé le gouvernement norvégien à initier ses citoyens depuis les années 60. Parmi les citoyens norvégiens, il y a ses enfants, eux aussi initiés dès 4-5 ans et formés dès 7 ans. A 8 ans, ils sauraient mettre un camarade en position latérale de sécurité…

L’enseignement dans les écoles norvégiennes

En 1961, la Norvège a mis en place un programme scolaire d’enseignement de la RCP (Réanimation Cardio-Pulmonaire) sur le plan national. Ainsi, dès l’âge de sept ans et jusqu’à 15 ans, les enfants sont sensibilisés aux gestes de premiers secours. Ce programme scolaire d’enseignement est obligatoire, progressif et modulaire. Il se divise en grades pour s’adapter aux différentes tranches d’âge, et au développement de l’enfant. Aucun enfant ne termine ses études sans maîtriser les bases de la réanimation cardio-pulmonaire et l’utilisation d’un défibrillateur.

Une étude a été menée en Norvège il y a plusieurs années, et a mis en avant l’efficacité de la formation aux premiers secours des très jeunes enfants entre 4 et 5 ans. Il s’agit d’une étude de l’Université de Bergen, parue en février 2011 dans le Journal scandinave du traumatisme, de la réanimation et de la médecine d’urgence. D’après cette étude, il serait tout à fait possible et même bénéfique d’inculquer des notions de premiers secours aux enfants dès quatre ans.

Dans le cadre de cette étude il y a 6 ans, une dizaine d’enfants entre 4 et 5 ans ont suivi six cours de 30 minutes. Durant ces cours, leur ont été rappelées les premiers gestes en cas de malaise d’un adulte ou d’un enfant : lui parler, le toucher pour éventuellement essayer de le réveiller, vérifier sa respiration, et appeler un numéro d’urgence. Le résultat aurait été positif, les enfants ayant été très réceptifs au discours de prévention. Ils auraient intégré aisément les bons réflexes, auraient aimé propager leurs nouvelles connaissances auprès de leur famille, et auraient même réutilisé leurs connaissances dans le cadre de leurs jeux.

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La Croix rouge norvégienne (Rode Kors) a même sa mascotte pour les enfants. Henry est un personnage décliné en différents supports : doudous, plaquettes de formation, livres, et même costume grandeur nature pour les animations.

La situation en France

En France, seules quelques écoles maternelles ont tenté l’expérience notamment en Loire-Atlantique et en Côte-d’Or. Les pédopsychiatres français émettent quelques réserves quant à ce genre de cours de sensibilisation à la prévention. Selon Jean-Paul Lechien (président de l’IPAD), c’est prendre le risque de culpabiliser les enfants en cas d’échec. Mais selon d’autres professionnels, cela dépendrait de la manière dont sont enseignés ces gestes simples.

Aujourd’hui en France, seuls 29 % des Français auraient suivi une formation reconnue de premiers secours, et seulement 17 % sauraient utiliser un défibrillateur. Le gouvernement tentent pourtant d’accroître ces statistiques, notamment à travers une loi votée en 2004, qui oblige tous les élèves en classe de troisième à passer le PCS1 (Prévention secours civiques de niveau 1). Malheureusement, très peu d’établissements assurent cet enseignement. Seuls 30 % des élèves seraient initiés.

Cet apprentissage soulève d’importants enjeux de santé publique. En 2013, la Croix Rouge française a affirmé que former 20% de citoyens français de plus aux gestes de premiers secours pourrait sauver 10 000 vies de plus chaque année. Depuis les dernières attaques terroristes en France, notamment celle qui a eu lieu au Bataclan le 13 novembre 2016, les demandes de formation aux gestes de premiers secours auraient augmenté de 40% d’après la Croix Rouge française.

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En Suède, 40 ans après l’interdiction de la violence éducative ordinaire

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La Suède a interdit la violence éducative ordinaire en 1979. Si une génération équivaut à 25 années, nous pouvons considérer que la Suède a une génération et demi d’avance, et donc de recul concernant cette mesure phare en Europe.

En France, où en sommes-nous ?

Le 22 décembre 2016, la France interdit les violences éducatives et rejoint plus de cinquante pays qui ont légiféré à ce propos ces quarante dernières années. L’article 371-1 du code civil est modifié comme suit : l’exercice de l’autorité parentale exclue « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles. » Cependant, le 27 décembre 2016, 60 sénateurs saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire annuler cette modification d’article dans le cadre de la loi égalité et citoyenneté. Le 26 janvier 2017, la modification de l’article est censurée par le Conseil Constitutionnel. L’article demeure donc comme suit :

L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.

Elle appartient aux parents jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.

Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Source

Que nous dit l’avance de la Suède ?

La Suède a près de 40 années de recul. En 1979 suite à cette législation, les enfants et les adultes sont soudainement devenus égaux face à la violence. Les retentissements sur la société suédoise seraient largement positifs avec une baisse de 30% de la délinquance chez les jeunes. Mais la Suède reste dans le viseur de la presse internationale. Suite à de nombreuses contre-vérité comme la déclaration de Donald Trump le 18 février en Floride {faisant un lien entre immigration, délinquance et terrorisme dans le pays scandinave} et de nombreux articles de presse divulguant des informations « simplistes » ou « erronées », le gouvernement suédois publie des chiffres officiels relatifs à la violence dans son pays.

Malgré la vague migratoire historique de 2014-2015, qui a vu la Suède accueillir 244 000 demandeurs d’asile {la plus forte proportion par habitant en Europe}, « de façon générale, la violence a diminué en Suède ces 20 dernières années ». Sofia Karlberg, responsable de la communication du ministère rajoute un fait important. Les statistiques de la Suède ne peuvent plus être comparées à celles des autres pays ;

Quant aux viols, « leur nombre déclaré a augmenté mais la définition du viol s’est élargie, ce qui complique la comparaison statistique ». Par exemple, note le texte, « si une femme affirme avoir été violée par son mari chaque nuit pendant une année, 365 faits criminels seront enregistrés, alors que dans la plupart des pays, ils n’en constitueraient qu’un seul ».

Les opposants de la loi LVU inquiets

Du côté de l’opposition, cette loi LVU est considérée comme étant une loi protectrice, autorisant l’état et donc les services sociaux à intervenir au sein des foyers. Pire, Jenny Beltran, avocate, affirme :

« Même s’il y a le plus petit risque, sans témoin, les services sociaux ont le droit d’enlever les enfants ».

D’après le NCHR (Comité Nordique des Droits Humains), une ONG scandinave, entre 15 000 et 20 000 enfants résidant en Suède seraient enlevés à leurs parents naturels pour être confiés à des institutions ou des familles d’accueil. Dans son rapport, le NCHR indique que les enfants issus de familles en difficulté (sur le plan pécuniaire, de la santé, etc.) ou à minorité ethnique seraient des cibles privilégiées.

La résultante constructive après 38 années de réforme est totalement remise en cause par les opposants. Dans les années 90’s en effet, une recrudescence de la violence envers les enfants fut constatée par des professeurs comme Joan Durrant ou Robert Larzelere…, mais également par la presse, des associations et autres professionnels. Cependant, de nombreux facteurs tels que la délation et l’évolution du cadre juridique pourraient permettre d’expliquer cet accroissement des chiffres. De plus, les parents en question sont nés avant l’interdiction des châtiments corporels, et non une résultante de cette loi « anti-fessée ».

Wittrock publie en 1995 un état des lieux concernant l’augmentation de la violence juvénile. Cette fois, il s’agit d’enfants nés après l’interdiction des châtiments corporels. Puis le rapport d’Erik Axelsson, « young offenders and juvenile justice in Sweden » tempère cela en ne montrant aucune augmentation de la délinquance chez les jeunes de 15 à 20 ans entre 1996 et 2008, à l’exception des actes contre les personnes.

Les opposants peuvent donc aujourd’hui discuter de l’efficacité de cette législation en Suède en ce qui concerne les vingt années qui suivirent. Preuve peut être qu’il faut plus d’une génération pour équilibrer le système et bénéficier des fruits d’une telle réforme ? (Source)

Un film-documentaire sur l’expérience de la Suède

Marion Cuerq, jeune française de 24 ans, vit en Suède depuis maintenant 5 ans. Elle exprime dans son film intitulé « même qu’on naît imbattable » (voir la bande annonce ici) le bond qu’elle a l’impression de faire dans le passé lorsqu’elle rentre en France :

« Pour moi aujourd’hui, revenir en France, c’est comme sauter dans une machine à remonter le temps. Loin dans le temps. Trop loin. Et c’est de là entre autre qu’est née l’envie de faire ce film.  »Même qu’on naît imbattables ! » Un documentaire où je vous invite vous aussi à sauter dans cette machine à remonter le temps, mais … dans l’autre sens, pour vous rendre dans le futur qui pourrait être celui de la France. »

Jeremiah, en classe de CM2, fait preuve d’une grande maturité lorsqu’il dit :

« Faire du mal aux autres c’est n’avoir aucune empathie, être incapable de ressentir leurs émotions. C’est tellement important de comprendre les émotions. D’avoir de la compassion. »

Ces mots sortent de la bouche d’un enfant qui n’a jamais connu la violence éducative ordinaire, et dont les parents ne l’ont peut être jamais connu non plus. Cette phrase est celle d’un enfant du futur. Un enfant qui a appris et compris que l’empathie, la confiance et l’écoute sont des qualités plus utiles et surtout plus efficaces pour accompagner l’enfant, et le laisser devenir un être épanoui.

Un criminologue suédois témoigne

Felipe Estrada, criminologue suédois, intervient également dans ce film-documentaire et fait part de ses constats, 40 ans après cette loi interdisant les châtiments corporels.

« Cette loi justement, c’est un bon exemple de ce changement sociétal sur le long terme. Le fait que nous vivons dans une société qui refuse de plus en plus la violence.

« On peut en être plutôt sûr. La criminalité chez les jeunes n’augmente plus en Suède. Au contraire, depuis la fin des années 70, elle n’a pas arrêté de chuter.’’

Les réactions des français face aux premiers extraits du film

Marion Cuerq témoigne des retours qu’elle a accueilli suite à la campagne d’appel aux dons et à la diffusion des premiers extraits de son film-documentaire :

« Pendant la précédente campagne d’appel aux dons, j’ai reçu énormément de messages, d’encouragements, de remerciements, de commentaires, de soutien, et j’en suis très reconnaissante. Cependant, les différents extraits du film ont aussi provoqué des réactions vives, de la colère, de l’indignation, des insultes même. Évidemment, je m’y attendais, la France étant à l’heure actuelle peuplée de plus de 85% de personnes justement favorables à la violence éducative, la fessée, la gifle, la correction, la branlée ou que sais-je encore.

Certains défendent toutes ces violences, d’autres n’en défendront que quelques-unes (ex : la fessée c’est ok, mais pas la gifle). Des différences de graduation très personnelles, agrémentées du très célèbre « Parce que bon, j’en ai pris et j’en suis pas mort …!’’

Pour suivre l’avancée du film documentaire, suivez la page Facebook du film, cliquez ici !

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Il ne reste que 30 marsouins du Pacifique, les pêcheurs aussi responsables

Le gouvernement mexicain est actuellement en train de réfléchir aux mesures à adopter pour préserver la vie des derniers marsouins du Pacifique, les vaquitas. En effet, l’opposition ne va pas leur faciliter la tâche tandis que les filets maillants continuent d’exterminer cette espèce rare.

Les vaquitas

Les vaquitas – ou Marsouin du golfe de Californie – sont de magnifiques mammifères marins qui ressemblent beaucoup aux dauphins. En 2017, ce timide marsouin, qui est également le plus petit cétacé au monde (1,50 m pour 48 kg en moyenne), est le mammifère marin le plus menacé. Sa première cause de mortalité est l’étouffement dans des filets jetés illégalement dans l’océan pour la pêche du totoaba, un poisson lui aussi en voie de disparition, ainsi que les filets utilisés par les pêcheurs locaux pour la pêche des crevettes ou du maigre. En effet, les marsouins vivent dans des eaux peu profondes (40 m de profondeur environ) dans un territoire minuscule de 2.300 kilomètres carrés au large de Mexico. Les filets de pêche les empêchent de revenir à la surface pour respirer lorsqu’il s’y accrochent. Ils se noient et meurent.

En 1997, grâce à l’étude des bruits de cliquetis mené par l’équipe Cousteau associée au consortium scientifique mexicain Oceanides Conservación y Desarrollo Marino, A.C, un sondage acoustique a estimé la population de marsouins à 600 individus environ. L’été dernier, ce même sondage a réévalué la population à une trentaine d’individus seulement… Les vaquitas pourraient disparaître définitivement dans les prochains mois, et ce après la récente extinction du dauphin du Yangtsé…

La pollution, le bruit des moteurs et la prospection du pétrole ne sont pas non plus encourageants pour sa survie. De plus, la reproduction de ces marsouins ne permet pas un accroissement vertueux de la population. En effet, la femelle donne la vie à un petit tous les deux ans. Petit qu’elle allaite ensuite trois mois durant.

Aidons le Mexique à interdire les filets

Le Mexique est en mesure de sévir contre ces filets maillants. Un responsable politique a d’ailleurs accepté de remettre cette pétition aux plus hautes instances gouvernementales : le président du Mexique Enrique Peña Nieto, le ministre de l’Environnement Rafael Pacchiano et le ministre de la Pêche José Calzada. Les personnes à l’initiative de cette pétition vise 1 million de signataires pour appuyer une décision en faveur des vaquitas.

En Juillet 2016, le site dauphinlibre.be estimait que la situation était quasi désespérée : « Tout le sel de l’histoire tient évidement au fait que la seule façon de sauver le vaquita à ce stade, ce serait de faire comme on a fait avec le léopard des neiges, le tigre de l’amour, le cheval de Przewalski ou le vautour moine. En l’enfermant pour le protéger. »

« Avec seulement 60 vaquitas qui restent, nous ne pouvons pas courir le risque d’en tuer en expérimentant la captivité. Chaque vaquita vivant compte ! » déclarait à ce propos Omar Vidal, le chef du bureau mexicain du World Wildlife Fund. « Capturer des vaquitas pour les faire se reproduire entre eux serait beaucoup trop dangereux et ne constitue d’ailleurs pas une option viable. »

D’autres filets pour pêcher !

La seule solution reste donc à préserver l’environnement de ces marsouins. Les pêcheurs locaux pourraient utiliser d’autres filets pour la pêche des crevettes et du maigre. Et c’est là que peut intervenir le gouvernement mexicain avec le plus de soutiens possible face à l’opposition.

Le phoque à fourrure de Guadeloupe qui ne comptait plus qu’une douzaine d’individus, et l’éléphant de mer du nord qui ne comptait plus que 30 survivants à peine, sont deux espèces qui ont réussi à survivre, et accroitre leur population. Un miracle est donc toujours possible, alors faisons à notre échelle ce que nous pouvons, avec coeur et espoir 🙂

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>> Signer la pétition <<

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Initiative au féminin : Le Wonderbag change la vie de milliers de femmes en Afrique

 

 

Voici une initiative à saluer. Le Wonderbag, pensé et inventé par Sarah Collins. Cathy Menees, ambassadrice de ce produit révolutionnaire, s’est rendu au Kenya afin de présenter le projet.

Au Kenya dans ce village de Sukutan, les femmes peinent pour la cuisson de leurs aliments. Elles doivent aller chercher le bois une à trois fois par jour, selon ce qu’elles peuvent transporter. Les heures de marche sur cette terre aride sont très difficiles, et même dangereuses dans certaines région. La cuisson nécessite ensuite de nombreuses heures, notamment à cause du vent. Les femmes et les filles doivent surveiller la cuisson en permanence afin de ne pas brûler le repas. En extérieur ou à l’intérieur, les risques d’accident sont élevés : les enfants en bas âge sont souvent proches du feu et des casseroles.

wonderbag-eco-mijoteur

Le Wonderbag est un système portatif permettant la cuisson lente des aliments, fonctionnant sur le même principe que la marmite norvégienne. C’est un éco-mijoteur non électrique qui fonctionne sur le principe de rétention de chaleur. La casserole doit y être placée après quelques minutes de cuisson sur le feu. Le Wonderbag préserve si bien la chaleur que la cuisson peut continuer sans source d’énergie complémentaire. Economie d’énergie, de combustible, d’eau, de temps de marche, d’heures de surveillance… Le Wonderbag a changé la vie à des dizaines de milliers de femmes africaines  ! Il a même un effet écologique sur la planète puisqu’il réduit les émissions de gaz à effet de serre et permet de diminuer la coupe du bois dans la campagne au Kenya et ailleurs.

Aujourd’hui, les Wonderbags sont aussi fabriqués au Kenya, et sont vendus par les femmes à des prix raisonnables. Les couleurs de ces sacs de cuisson sont à l’image de l’habit culturel, colorées et joyeuses. Ce gain de temps inestimable permet aux femmes de découvrir une nouvelle vie, de lancer un petit commerce, travailler la terre, aller à l’école pour les jeunes filles… un outil précieux.

En quelques années, Sarah la créatrice et Cathy l’ambassadrice ont déjà distribué plus de six cent mille exemplaires en Afrique du Sud principalement, et elles espèrent voir le nombre croître.

Ecologique et solidaire

Un Wonderbag acheté en occident permet la distribution d’un Wonderbag en Afrique. Ecologique et optimisateur de temps, les foyers occidentaux apprécient également le concept novateur. Cela permet notamment de transporter des repas qui resteront chauds près de douze heures !

Boutique du Wonderbag

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